Alexandre Yergeau publie cet hiver son troisième recueil de poésie : Métastases.
En grande crise existentielle, le poète redoute le quotidien. Il frissonne de ciel, d’oubli, de corps et de paroles. Tout est fragile.
Quelque part entre l’hommage et la tragédie, le recueil explore divers aspects du mal-être. La routine peut-elle être une guerre?
«Que le silence
au bout des doigts
Un testament
en braille»
Métastases, p. 13
Le plume de Yergeau est acide. Elle brûle les paroles comme elles se doivent d’être brûlées. Le tout est somme toute satisfaisant.
«Pleurer le sucre
du dernier fruit
sur la lame
de tes lèvres»
Métastases, p. 22
J’ai bien aimé Métastases. C’est comme une douleur qui vient nous montrer qu’on a raison d’avoir mal. Yergeau est habile à aller chercher la pointe tranchante de son couteau et la placer directement là où il faut.
- Auteur : Alexandre Yergeau
- Éditions : L’interligne
- Parution : 11 février 2026
- Pages : 69 pages
Crédit photo : Patrice Sirois




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