Norah Sharrif vit au Québec depuis 2001, elle a déjà publié Le secret de Norah, un succès international, traduit en 7 langues. Elle a publié, ce printemps, Malgré les promesses, un roman sur les relations toxiques, les dépendances et la violence qu’on ne peut pas toujours guérir malgré l’amour inconditionnel.
Dalila, d’origine algérienne, rencontre Antoine et ils deviennent tout de suite amoureux. Un coup de foudre en somme. Rapidement, malgré le désaccord de la famille de Dalila, il se marie. Ils filent le parfait amour jusqu’à ce qu’un accident de travail vienne gâcher la vie d’Antoine. Ce dernier pris avec des douleurs atroces prend de plus en plus de médicaments jusqu’à en devenir complètement dépendant. Dalila voit bien la situation, sa profession de pharmacienne, l’aide à voir la dépendance de son mari bien qu’elle ne sait pas comment l’arrêter. En plus, Antoine devient de plus en plus agressif envers elle. Il est un homme diminué, qui ne peut plus travailler. Le père de Dalila va les aider en leur cédant une de ses épiceries, mais disons que ce n’est pas le rêve d’Antoine. En plus, il se sent redevable, rien pour l’aider à remonter la pente.
Ainsi, lorsque Dalila tombe enceinte peu après l’accident, elle n’arrive pas à en parler à Antoine, elle craint trop sa réaction. Pour elle, il n’y a aucun doute, elle gardera l’enfant. Lorsque son mari découvrira la grossesse, il n’en deviendra que plus violent et colérique. À l’approche de l’accouchement, alors que le père et le frère de Dalila sont présents, Antoine meurt mystérieusement d’une surdose.
Dalila mettra toute son énergie et son amour pour élever seule leur fille Sarra. Mais, les enfants grandissent et, un jour, Sarra tombe amoureuse de Constantin, ils déménagent ensemble. Dalila perçoit que quelque chose cloche, mais n’arrive pas à mettre le doigt dessus. Un jour, lors d’un séjour chez sa fille, Dalila comprend que son gendre bat et agresse Sarra. Alors qu’elle souhaite protéger sa fille, elle fera plutôt le contraire.
Malgré les promesses se lit facilement malgré les thèmes difficiles. Les lecteurices le parcourent, ressentant une panoplie de sentiments : empathie, colère, espoir, déception. On a l’impression d’être au cœur d’un récit intime qui pourrait arriver à n’importe qui. J’ai trouvé que le roman était très bien écrit et qui dépeint bien l’incapacité, parfois, d’aider les gens qui nous sont le plus cher. À lire.
- Autrice: Norah Sharrif
- Maison d’édition: les éditions Diverses Syllabes
- Parution: 12 mai 2026
- Nombre de pages: 162
Crédit photo: Valérie Ouellet










