Littérature québécoise Nouveauté Quoi lire?

Le mur 

Vous connaissez sans doute le nom de Christian Guay-Poliquin grâce à son chef-d’œuvre Le poids de la neige (La Peuplade, 2016). Cet été, il publie son quatrième roman, toujours chez le même éditeur : Le mur

Héléna, une femme de tête travaillant dans la rénovation et traversant la ville à vélo, découvre un jour un groupe de personnes qui tentent, en creusant un tunnel, de passer de l’autre côté du mur. Évidemment, elle ne peut faire autrement que de se joindre à eux. 

La prémisse du nouveau roman de Guay-Poliquin est somme toute vague et c’est voulu. L’œuvre s’ancre dans un univers indéterminé afin que nous puissions en tirer nos propres conclusions. C’est une dystopie, presque une fable en fait, qui ne donne que quelques clés pour nous laisser composer le casse-tête de notre choix. À cet égard, j’ai beaucoup apprécié ma lecture. Le livre est court, ce qui sert parfaitement l’intention de l’auteur de ne pas s’éparpiller dans les détails. L’histoire va droit au but, même si son déploiement s’avère labyrinthique. Vous comprendrez rapidement qu’il s’agit, encore une fois, d’un mariage parfait entre le fond et la forme : la narration bifurque d’un moment à un autre, à l’image de ces tunnels souterrains qui se croisent constamment. 

J’ai vraiment aimé Le poids de la neige et Les ombres filantes (La Peuplade, 2021), l’un étant un huis clos et l’autre un roman de fuite. Avec Le mur, je trouve que Guay-Poliquin fusionne habilement ses thèmes de prédilection : la société est close et Héléna veut fuir. En évitant de trop s’attarder aux détails, l’auteur élargit son horizon stylistique, ce qui sied à merveille à l’histoire. On peut définitivement faire confiance à Christian Guay-Poliquin. 

Bref, Le mur est une dystopie aux airs de fable tout à fait réussie. Le rythme est vif et l’intrigue, haletante, nous pousse à tourner les pages jusqu’à la fin. Cette dernière, d’ailleurs, fait bien de laisser la porte ouverte. 

  • Auteur : Christian Guay-Poliquin 
  • Éditions : La Peuplade 
  • Pages : 168 pages 
  • Parution : 12 août 2026 

Crédit photo : Patrice Sirois 

Vous pourriez aussi aimer

Aucun commentaire

Écrire un commentaire

Page par Page