Bordeaux, France. Un groupe de vampires sévit dans la ville. Une jeune anorexique victime d’inceste veut mourir. Un inspecteur de police est une ordure. Dans la nuit envahie de vampires, impossible de distinguer les monstres…
Je me suis laissée tenter par cette phrase sur le 4e de couverture « un anti-Twillight« . Pourquoi pas ? Je suis toujours curieuse de la réinvention des figures de vampires en littérature. Surtout depuis que j’ai revu avec un malin plaisir Buffy dans les derniers mois. Alors qu’en est-il de Dans tes veines ? Il y a quelques éléments que j’ai aimé, notamment le rapport sensoriel des vampires au monde extérieur et notamment à leurs proies. La façon animale dont ils extraient les sensations et émotions des humains est particulièrement bien décrite et amenée. J’ai aimé le développement de certains personnages, et pourquoi pas, le récit de l’histoire d’amour dont on ne sait pas vraiment qui est le plus barré, entre le vampire et la jeune fille anorexique et suicidaire. Les rapports de séduction, topique adoré du genre, sont bien développés et certains rebondissements sont particulièrement macabres et bien trouvés. Mais… force est d’admettre que j’ai fini par me lasser des scènes de violences, de viols, d’inceste et de sexe, qui se suivent sans vraiment ajouter ni du sens ni du rythme au récit. J’aimais pourtant bien la prémisse d’un récit punk, qui se démarque de la figure romantisée du vampire.
À découvrir si vous avez le coeur bien accroché, et une certaine fascination pour le gore.
- Texte : Morgane Caussarieu
- Maison d’édition : Au diable Vauvert
- Parution : 2023
- Nombre de pages : 480
Crédit photo : Annick Lavogiez



