L’équipe de Page par Page, blog littéraire, a été, pendant 5 ans, celle qui a fondé et organisé le Festival de littérature jeunesse de Montréal, un festival gratuit pour les jeunes lecteurices. Récemment, une nouvelle équipe a pris le flambeau, celle de l’OCFO, c’est-à-dire Opération Culture et Festivités de l’Ouest. Pour reprendre leurs mots: »Il s’agit d’un organisme à but non lucratif fondé en 2021, dont la mission est de dynamiser la vie culturelle et sociale par des événements multidisciplinaires, inclusifs et festifs, en rendant l’art accessible, gratuit et proche des communautés. »
Dans le but de vous donner le goût de venir avec vos enfants, vos ami.es, vos voisin.e.s le 9 août prochain, j’ai préparé une petite entrevue avec l’équipe.
À propos de la nouvelle équipe
- Qu’avez-vous souhaité préserver de l’esprit du festival, et qu’avez-vous eu envie d’apporter de nouveau?
Notre priorité était avant tout de préserver l’essence du festival. Pour nous, il était essentiel d’assurer sa continuité et de conserver ce qui en fait un événement si apprécié des familles et des passionnés de littérature jeunesse. Ce que nous avons surtout apporté, c’est l’expertise logistique et événementielle de notre équipe afin d’offrir une expérience toujours aussi conviviale. À plus long terme, si les ressources financières le permettent, nous aimerions faire évoluer le festival vers une formule de deux jours.
- Après une première année à la barre, quels apprentissages retenez-vous?
Nous savions déjà que cet événement était important, mais après l’avoir vécu de l’intérieur, nous avons réalisé à quel point il est précieux pour la communauté littéraire. Il rassemble les familles, favorise la découverte de la lecture et crée des rencontres uniques entre le public et les auteurs. Cette première édition nous a surtout confirmé qu’il est essentiel de continuer à le faire vivre et à le développer pour les années à venir.
Sur l’édition 2026
- Qu’est-ce qui distingue cette 7e édition des précédentes?
Cette édition s’inscrit dans la continuité de ce qui fait le succès du festival depuis ses débuts. Nous avons souhaité préserver son essence en proposant une programmation riche, diversifiée et accessible à toute la famille. Encore cette année, le public pourra rencontrer des auteurs et illustrateurs d’ici, assister à des spectacles, participer à des ateliers et découvrir une grande variété d’univers littéraires. C’est cette qualité de la programmation, la proximité avec les créateurs et l’ambiance chaleureuse qui font du Festival de littérature jeunesse de Montréal un rendez-vous unique.
- Quels sont les temps forts de la programmation que vous avez particulièrement hâte de faire découvrir au public?
J’ai particulièrement hâte de découvrir La Symphonie des naufragés d’Enzo, adaptée en spectacle musical avec six musiciens. Ses livres sont déjà magnifiques; les voir prendre vie sur la grande scène promet d’être un moment fort du festival. En plus d’être touchante, l’histoire aborde avec sensibilité l’importance de protéger notre environnement, un thème qui résonne particulièrement aujourd’hui.
J’ai également très hâte au duel BD entre Lili Grand et Guillaume Perreault, qui promet d’être aussi créatif qu’amusant. Enfin, je recommande vivement la lecture musicale bilingue, en français et en créole haïtien, du tout nouveau livre Chères filles Noires, ainsi que les contes et chants autochtones mi’gmaq. Ce sont de belles occasions de découvrir des histoires, des cultures et des voix qui enrichissent notre imaginaire.
La mission du festival
- Dans un monde où les écrans occupent une place importante dans le quotidien des jeunes, quel rôle un festival comme celui-ci peut-il jouer pour transmettre le goût de la lecture?
Tenir un livre entre ses mains, feuilleter les pages, admirer les illustrations, toucher le papier… c’est une expérience unique et irremplaçable. Malheureusement, aujourd’hui, on semble parfois l’oublier. Au Festival de littérature jeunesse de Montréal, les livres sont partout : ils prennent vie, ils deviennent magiques et accessibles à tous. C’est souvent ce genre de rencontre qui donne envie d’ouvrir un livre… et de ne plus le refermer.
- Pourquoi est-il important, selon vous, de permettre aux enfants de rencontrer des auteurs et des illustrateurs en personne?
La proximité avec les auteurs et les illustrateurs ne peut que stimuler l’imaginaire des enfants et leur donner le goût de la lecture. Les rencontrer en personne crée un lien direct avec les histoires et leur permet de réaliser que les livres sont créés par des gens passionnés, tout près d’eux. Ça rend la lecture plus concrète, plus accessible… et la magie opère automatiquement.
- Que souhaitez-vous que les jeunes visiteurs retiennent de leur passage au festival?
Que lire, c’est cool! HAHAHA! Plus sérieusement, j’aimerais que chaque jeune reparte avec l’envie d’ouvrir un autre livre. J’espère aussi qu’au moins une des histoires leur laissera un apprentissage qui les accompagnera un peu plus loin. La programmation est soigneusement construite autour de thèmes importants comme l’écologie, l’acceptation, les différences et le vivre-ensemble. Les enfants peuvent donc cheminer à travers les histoires, s’y reconnaître, développer leur réflexion… et parfois même voir le monde sous un nouvel angle.
Pour les familles
- À quoi peut s’attendre une famille qui découvre le Festival de littérature jeunesse de Montréal pour la première fois?
Des tonnes de livres, des histoires racontées, des rires, des auteurs et des illustrateurs heureux de partager leur passion, des activités participatives, du dessin, des chansons… et tout ça avec des centaines d’enfants réunis autour du plaisir de lire. C’est une journée remplie de découvertes, de créativité et de moments qui donnent envie de revenir année après année.
- Si vous deviez convaincre une famille qui hésite encore à venir le 9 août, que lui diriez-vous?
C’est un festival unique, entièrement pensé pour les enfants. C’est gratuit, accessible et il y en a pour tous les goûts. Si vous venez y faire un tour, je suis convaincue que vous verrez votre enfant émerveillé et captivé par au moins une des histoires. Et si vous repartez avec un nouveau livre et l’envie de lire ensemble à la maison, notre mission sera accomplie!
Question plus personnelle
- Quel est votre plus beau souvenir de lecture jeunesse ou le livre qui vous a donné le goût de lire?
Jeune, je voulais toujours la même histoire : La Princesse qui ne riait jamais, de la collection Disney. J’ai encore le livre original à la maison. Mon père a dû me le lire des centaines et des centaines de fois, et il est aujourd’hui complètement usé. J’aimais l’histoire, mais j’aimais surtout le moment que je partageais avec lui avant de m’endormir. Pour moi, c’est ça, la magie de la lecture. Au-delà des histoires, ce sont les souvenirs qu’on crée ensemble. La lecture est un moment de partage précieux entre les parents et les enfants. Il ne faut surtout pas oublier d’en profiter.
Merci beaucoup, j’ai très hâte d’assister et de participer à cette prochaine édition. C’est un rendez-vous à Lachine, au parc Noel-Spinelli, le 9 août prochain. Ne le manquez pas !




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