La Peuplade entame une nouvelle page de son histoire pour célébrer ses vingt ans en inaugurant la collection de poésie « Lames ». Le 2 avril, trois œuvres seront publiées simultanément pour lancer cette série, dont Cinéma, de Stéfanie Tremblay.
Le livre utilise le septième art pour replonger dans l’adolescence de l’autrice. Elle parle de ses expériences en les liant aux Trainspotting, Edward aux mains d’argent et autres The Mask qui l’ont forgée comme personne. Tremblay mêle à ça découvertes, pop punk et partys afin que le récit soit encore meilleur. C’est un énorme flashback nostalgique d’une vie qui n’est pas la mienne mais que je connais quand même. L’unicité de l’intimité de l’autrice rend l’identification aux poèmes universelle.
Le style de Tremblay est tout aussi propre à elle. C’est souvent des genres de blocs, mais pas vraiment. C’est souvent de la prose mais pas vraiment. C’est aussi parfois des énumérations, des photos et des mèmes. Cette liberté est particulièrement savoureuse, surtout que l’autrice n’abuse de rien. Elle saupoudre un peu de tout, un peu tout le temps. C’est vraiment bon. J’ai honnêtement eu envie de le relire une deuxième fois dès que j’ai tourné la dernière page.
Bref, Cinéma est un livre de poésie tout à fait unique. Son style est maîtrisé et l’autofiction adolescente de l’autrice fonctionne à merveille. C’est vraiment un départ canon pour la collection Lames. Proches de la nuit, de Larry Tremblay, et Concassée, de Mireille Gagné, sont également deux magnifiques titres qui marquent ce nouveau départ.
- Autrice : Stéfanie Tremblay
- Éditions : La Peuplade, collection Lames
- Parution : 2 avril 2026
- Pages : 192 pages
Crédit photo : Patrice Sirois




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