Anuja Varghese a grandi à Hamilton en se demandant toujours où elle pouvait se reconnaître dans les histoires canadiennes qu’elle lisait. Avec son premier recueil de nouvelles, Chrysalide, récemment traduit par Mélissa Verreault et publié chez VLB, elle comble brillamment cette lacune.
Les quinze nouvelles de ce recueil mettent en scène une galerie de personnages variés et diversifiés, atteignant d’emblée l’objectif de l’autrice. Varghese donne une voix aux personnages immigrants, trans et marginalisés. Si le livre ne se résume pas à la seule diversité, cet aspect est constamment présent, ce qui est particulièrement rafraîchissant.
Les histoires, à la fois énigmatiques et sibyllines, explorent des thèmes comme les fantômes, les rêves et l’envoûtement, mais aussi l’intimidation, la famille et la trahison. Varghese joue avec les genres, passant sans effort du surréalisme au réalisme. Sa maîtrise de différentes écritures est remarquable et toujours pertinente.
En somme, Chrysalide est un recueil captivant. Il offre la vision d’une autrice issue de minorités, une perspective qui fait cruellement défaut dans le paysage littéraire canadien. La traduction de Mélissa Verreault est, comme à son habitude, superbe. C’est un livre qui vaut vraiment le détour.
- Autrice : Anuja Varghese (traduction de Mélissa Verreault)
- Éditions : VLB éditeur
- Parution : 20 août 2025
- Pages : 228 pages
Crédit photo : Patrice Sirois



