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Fuki-no-tô

Fuki-no-tô

Il y a déjà plus de 10 ans que je fréquente la prose d’Aki Shimazaki. Cette auteure d’origine japonaise a commencé à apprendre le français à 40 ans, alors qu’elle s’installait à Montréal. Cette vocation tardive ne l’a pas empêchée de cumuler un impressionnant bagage de livres et de distinctions, dont le Prix du gouverneur général en 2004.

Son style épuré et sobre, l’exotisme de ses histoires, le format même de ses livres – des petites plaquettes de 100 pages – , tout concourt à créer une voie unique, qu’on reconnaît dès les premières pages.

Son plus récent cru, quatrième volet d’une série amorcée en 2014, ne fait pas exception à la règle. Ce roman mettant en scène Atsuko, une mère de famille et femme d’affaires accomplie, et, Fukiko, sa nouvelle employée, s’attaque à un sujet encore peu exploité par l’auteure, soit le sentiment amoureux qui unit deux femmes.

Fidèle à son habitude, l’auteure s’inspire de métaphores botaniques pour mieux tisser son intrigue. Ici, c’est le Fuki-no-tô, une plante dont les tiges souterraines cachent bien des mystères, qui sert de point d’ancrage au récit.

Parce qu’il il n’y a rien comme de laisser un livre parler de lui-même, je vous transmets les premières lignes du roman.

Je flâne dans le bosquet de bambous. C’est le début de mars. À l’ombre, il reste encore de la neige ici et là. Je marche lentement sur la terre humide. Les camélias rouges au cœur jaune apparaissent entre les vieux bambous vert grisâtre. C’est une beauté simple et sereine que j’adore depuis mon enfance.  (p. 7)

 

  • Auteure : Aki Shimazaki
  • Nombre de pages : 145 pages
  • Date de parution : 2017
  • Éditions : Leméac | Actes Sud

Crédit photo : Vicki Milot

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