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Quand on se compare…

Les survivants

Quand mars pointe le bout de son nez, on attend le printemps. On oublie que le temps des sucres n’est pas encore passé et que pour manger de la tire sur la neige… eh bien, ça prend de la neige.

Ce qui me dérange le plus en mars, ce n’est pas le printemps qui tarde. Non. Ce sont les discussions interminables sur la météo. Même quand il fait beau, il y a toujours un insatisfait.

– Ça va?
– Ouin, mais j’ai chaud, chu trempe! Avoir su qui faisait chaud de même, j’aurais pas mis mon manteau d’hiver.

Vous savez, il y a pire. Et comme antidote à la morosité et au chialage ambiant qui finit par nous contaminer à un moment donné ou à un autre, rien de mieux que de se mettre dans la peau de gens qui ont vécu des choses pires qu’un printemps hâtif ou tardif. Quand je sens un vent de pessimisme s’installer en moi, je sors de ma bibliothèque le récit des Survivants. Oui, oui, l’histoire de l’équipe de rugby uruguayenne dont l’avion s’est écrasée dans la Cordillères des Andes en 1972.

J’ai lu le livre il y a longtemps, mais je le garde et le feuillette au moins une fois par année. Je lis quelques passages, regarde les photos et me dis que mes problèmes sont tellement futiles en comparaison. Ça sert aussi à ça, les livres : regarder autre chose que son nombril, sortir de soi et apprécier sa vie, même imparfaite.

En attendant l’arrivée des jours plus cléments, consolez-vous en lisant un livre qui insuffle une dose de courage, de détermination et de résilience ou défoulez-vous en chantant la toune de notre Dodo nationale. « J’haïs l’hiver, maudit hiver, les dents serrées, les mains gercées, les babines à terre… ».

Si vous avez des suggestions de livres qui font du bien (ésotérisme et psycho pop s’abstenir), faites-le-moi savoir.

  • Auteur : Piers Paul Read
  • Nombre de pages : 351 p.
  • Date de parution : 1974
  • Éditeur : Grasset
  • Provenance : Trouvé au feu Colisée du livre (je crois), là où se trouve aujourd’hui la Grande Bibliothèque.

Crédit photo : Caroline Émond

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