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L’été où tout arriva : 1927, l’Amérique en folie

L'été où tout arriva


Un récit historique peut souvent être terne, parfois approximatif, alignant des faits de façon chronologique et un peu lassante. Heureusement certains auteurs ont le don enviable de pouvoir décrire avec rigueur et intelligence un passage de l’histoire, réussissant à capturer l’attention du lecteur dès le début et à la conserver jusqu’à la fin sans faille. Bill Bryson fait partie de ces auteurs. Il a, en plus, la capacité de relater le tout avec humour. J’avais déjà apprécié cet auteur, tout particulièrement son récit de voyage Nos voisins du dessous : chroniques australiennes et l’amusante narration de son parcours sur le sentier des Appalaches Promenons-nous dans les bois.

Dans L’été où tout arriva, il ancre son récit autour de la conquête des airs et de l’épique première traversée New York – Paris, sans escale, par avion, réussie par Charles Lindbergh. Si cet exploit fut un évènement phare de 1927, bien d’autres parsemèrent l’année. Bryson nous les raconte en mêlant faits divers tragiques, incidents loufoques, manœuvres politiques bizarres (en lisant ce livre, on réalise que Trump n’est pas le premier à ne pas avoir l’envergure requise pour le poste), avènement des premiers sports-spectacles à grand déploiement (baseball et boxe) et acte terroriste d’une grande violence et, pourtant, rapidement oublié de tous. De plus, plusieurs innovations technologiques amorcent une révolution dans le domaine des communications et des spectacles. Bref, pas le temps de s’ennuyer en 1927, alors que plus rien ne semblait impossible.

Peut-on faire des comparaisons entre 1927 et notre présent ? Bill Bryson ne s’y risque pas et ce n’est pas du tout le but de son propos, mais gageons qu’en découvrant le déroulement de cette année folle, bien des lecteurs seront amenés à se poser quelques questions et à faire des rapprochements.

  • Auteur : Bill Bryson
  • ISBN 978 2228 921206
  • Édition : Payot & Rivages
  • Date de parution : 2018
  • Nombre de pages : 572 pages
  • Emprunté à la BAnQ , référence 973.915 B9166e 2018 (cote 3 2002 5249 9299 5)

Crédit photo : JAB

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