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Les écrivements

Les écrivements

Matthieu Simard ne nous avait plus habitués à la publication rapide de ses romans. Après une pause pour travailler sur le scénario de l’excellent film Ça sent la coupe, basé sur son propre roman, l’auteur publie pour la première fois depuis 2006 deux romans en deux ans.

Les écrivements est la quête de Jeanne qui tente de retrouver son ex-mari Suzor, alors qu’il l’a quitté inopinément des années plus tôt. Aidée par sa jeune amie Fourmi, l’héroïne part, non sans être rongée par le doute, sur les traces de celui qui l’a blessée plus que personne.

Avec ce roman, Simard reste dans le ton doux de la nostalgie et de la poésie souriante auquel il s’est présenté avec Ici, ailleurs (Alto, 2017). Si vous cherchez le comique sautillant ou l’audacieux tragique de ses premières oeuvres, vous serez fort probablement décontenancés. L’auteur évolue vers un style plus calme, tout en nuances. Il a acquis une maturité absolument bienvenue, mais il va de soi que certains lecteurs et lectrices, surtout ceux et celles qui ont grandement apprécié Échecs amoureux et Ça sent la coupe, ne se sentiront pas aussi à l’aise dans ses textes sérieux.

Le roman est toutefois extrêmement intéressant et se lit tout seul. La plume de Simard a peut-être évoluée, mais elle n’a pas perdu de son efficacité. Ses talents de conteur sont encore très aiguisés et l’histoire est remplie de mystère qu’on s’impatiente de résoudre.

Ce nouvel ouvrage de Matthieu Simard prouve qu’il est comme le vin. Plus les années passent et plus on se délecte de sa douceur et sa complexité.

 

  • Auteur : Matthieu Simard
  • Date de parution : 24 septembre 2018
  • Éditeur : Alto
  • ISBN : 9782896943968

Crédit photo : Patrice Sirois

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