Littérature québécoise

Festival de littérature jeunesse de Montréal

Portraits d'auteurs

    Bande dessinée Littérature Canadienne Littérature québécoise Nouveauté Quoi lire?

    Rien de sérieux

    Madeleine est une trentenaire qui rêve d’amour. Depuis son comptoir de librairie, elle vit une routine faite d’amitiés, de douceurs et de rêveries. Elle ne veut pas grand-chose de plus, juste quelqu’un avec qui se coller, passer des bons moments, faire des projets. Alors que toutes ses amies semblent en couple ou à la recherche d’un autre sens à leur vie, Madeleine s’obstine, reste à l’affut, cherche activement dans tous les recoins du quotidien le gars qui lui conviendrait. Évidemment, de nos jours, une banale rencontre dans le métro ou au parc n’est pas vraiment une option, alors Madeleine s’inscrit sur Tinder, remplie d’espoir… et évidemment, devant la série des Keven et des beaux parleurs, elle accumule les déceptions. Entre le gars qui n’est pas tout à fait honnête, celui qui n’est pas tout à fait intéressant et celui avec lequel elle s’attache tout à fait trop vite, Madeleine se perd dans sa quête, mi-douce, mi-amère.

    Rien de sérieux de Valérie Boivin est un superbe album bien construit, entièrement en noir et blanc, qui nous fait voyager entre les absurdités comiques des prétendants de Madeleine et son tendre romantisme. J’ai été séduite par les traits crayonnés qui résonnent efficacement avec les incertitudes de l’héroïne, et les expressions faciales des personnages, étonnantes de simplicité et d’efficacité . Le récit provoque autant de sourires que de grincements de dents et on se prend vite d’affection pour cette jeune femme qui accorde beaucoup (trop ?) d’importance à la vie à deux et on espère, comme elle, que le prince charmant se trouve sur la prochaine page… ou qu’elle apprenne à apprivoiser la solitude, comme son amie Bénédicte.

    J’ai adoré le ton léger, le dessin précis, le regard tendre sur ce désir d’être aimé qui nous habite tous. Les pages qui présentent les profils Tinder sont délicieusement drôles et réalistes : quiconque a passé une heure sur l’application reconnaitra absolument toutes les photos et descriptions ! J’ai aussi beaucoup apprécié les planches sur l’amitié entre les personnages féminins, les anecdotes sur le grand-père séducteur et libre de Madeleine, et la fin, qui ne nous renvoie pas à un traditionnel « ils furent heureux et eurent beaucoup d’enfants… ».

    Un petit bijou !

    Crédit photo : Annick Lavogiez

  • Littérature étrangère Littérature jeunesse Quoi lire?

    Petite Petra

    Petite Petra, c’est l’histoire d’une humble roche, d’un galet qui devient tour à tour montagne, œuf, île, ou encore éléphant entre les mains espiègles d’un enfant. Avec son dessin poétique et léger, avec son texte simple et profond, Marianna Coppo met en scène une douce fable stoïcienne, une ode à…

  • Bande dessinée Quoi lire?

    Les étoiles

    Les étoiles de Jacques Goldstyn publié à La Pastèque est une magnifique histoire d’amitié. Une histoire d’amitié malgré les différences, malgré tout ce qui pourrait nous sembler insurmontable. On y rencontre Yakov, petit garçon né dans une…

  • Nouveauté Quoi lire?

    Liv Maria

    Son père était un lecteur et il avait fait de sa fille unique une lectrice. Sa mère lui apprendrait la dureté et le silence, ses oncles lui apprendraient la pêche et…

  • Essai Quoi lire?

    Promenade sur Marx

    Valérie Lefebvre-Faucher a publié en fin d’année dernière Promenade sur Marx, un ouvrage dans lequel l’autrice et éditrice s’emploie à (re)penser l’apport des femmes à l’histoire intellectuelle et littéraire. Reprenant les réflexions…

  • Quoi lire?

    Croire aux fauves

    Croire aux fauves est le récit autobiographique haletant, presque surnaturel, de la rencontre brutale entre l’anthropologue Nastassja Martin et un ours. Alors qu’elle se trouve sur son terrain de recherche en Russie orientale, dans la péninsule du Kamtchatka, celle-ci est sauvagement attaquée et survit miraculeusement. Mais Nastassja Martin n’en sort pas indemne : les séquelles sont bien sûr…