Littérature québécoise

Festival de littérature jeunesse de Montréal

Portraits d'auteurs

    Nouveauté Poésie Quoi lire?

    Série Brise-Glace Poésie ados Boréal 

    Boréal frappe un grand coup avec sa nouvelle collection Brise-Glace en sortant deux recueils de poésie s’adressant aux adolescents. Deux recueils que j’ai dévorés et qui, j’en suis convaincue, sauront plaire au public ciblé et encore plus: Kaléidoscope Mon cœur de Kristina Gauthier-Landry et Tiens-toi droite de Lucille De Pesloüan. 

    Kristina Gauthier-Landry a choisi pour ce recueil de nous parler d’angoisse, d’anxiété, mais aussi des premiers amours, d’espérance, d’’entraide. Ce recueil est divisé en crises (de panique) et on assiste aussi aux rencontres que l’on devienne avec une psychologue où le personnage livre ses pensées les plus intimes.  

    Au sens figuré, un kaléidoscope désigne une succession rapide et variée d’émotions, de sensations.  

    – p. 81

    depuis 
    toujours 
    tout
    m’inquiète 
    la nuit 
    demain 
    l’infini (mourir pour toujours) 
    les accords tristes 
    de ma mère au piano 
    les gros couteaux 
    la viande hachée 
    partir 
    rester 
    ce que les autres vont penser 
    être trompée 
    violée 
    brûlée 
    oubliée

    – p. 22

    Lucille de Pesloüan quant à elle nous parle aussi de cette anxiété, de ce changement d’identité brutal qui s’opère à l’adolescence mais aussi de ses rêves sous le thème des quatre saisons qui passent. On sent aussi le trouble lié au passage à l’âge adulte alors que le goût d’être un enfant est toujours présent.  

    Tiens-toi droite 
    L’hôtel 
    J’habite chez mes parents 
    Ils ne cessent de répéter 
    Ce n’est pas un hôtel ici 
    Viens manger range ta chambre parle-nous 
    Tiens-toi droite souris raconte souris encore 
    Mais moi je reste enfermée 
    Mon petit frère m’embête il est heureux 
    Qu’est-ce qu’il y connaît lui à la vie 
    Il est tout petit 
    Je ne veux plus jouer à leurs jeux de société 
    Des fois si mais comment leur dire 
    Juste une fois oui 
    Ils ne me laisseront plus jamais tranquille

    – p. 18

    Crédit photo: Valérie Ouellet