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Station Eleven

Station Eleven

Station Eleven a totalement pris d’assaut la scène littéraire canadienne (et surtout mondiale !) depuis sa sortie. Le quatrième roman d’Emily St. John Mandel a été largement salué par la critique et a même remporté le prix Arthur C. Clarke qui récompense le meilleur ouvrage de science-fiction publié au Royaume-Uni.

La vague s’est un peu calmée, maintenant. Vaut-il la peine d’attaquer ce livre ce printemps ?

Absolument !

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CE SOIR 20H30

Dans l’histoire, une grippe tue presque toute la planète. En quelques jours, tout s’effondre. Les rares survivants sont surtout ceux qui ont quitté les cités à temps. Vingt ans plus tard, une troupe de théâtre se déplace de ville en ville afin de jouer Shakespeare à qui voudra bien l’entendre. C’est évidemment un succès, puisque quand la société s’effondre, un peu de réconfort fait énormément de bien.

La catégorie science-fiction peut effrayer quelques personnes n’étant pas habituées au genre. En fait, l’auteure elle-même ne classe pas son œuvre dans cette catégorie. Il n’y a pas d’extra-terrestres ou de fantastique dans l’histoire. C’est un livre qui traite davantage de l’humain que de l’apocalypse. La fin du monde ne sert que de décor pour mettre en valeur nos forces et nos faiblesses.

À travers les aventures que vit la troupe de théâtre, on a le droit à certains retours en arrière qui nous expliquent la vie avant l’apparition de la grippe et pendant les jours qui ont suivi son éclosion. St. John Mandel peint un tableau réaliste où elle explore les fondements de l’humanité : qu’est-ce qui motive les gens à survivre ? Si tout s’écroule, à quoi nous attacherons-nous ? La survie humaine vaut-elle la peine si elle n’est pas suivie de la survie de notre culture ?

Station Eleven est un roman sur l’amitié, le rôle de l’art dans la société, la spiritualité et surtout les relations que les gens développent les uns avec les autres. Même si la prémisse de fin du monde est d’abord un peu sombre, le récit est rempli d’espoir. Il vaut absolument la peine d’être lu, surtout après un hiver froid rempli de tempêtes.

  • Auteure : Emily St-John Mandel
  • Date de parution : édition francophone 23 août 2016
  • Éditeur : Alto
  • Nombre de pages : 434 pages
  • ISBN : 9782896942657

Crédit photo : Patrice Sirois

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