Littérature québécoise Quoi lire? Société

Sous la ceinture : Unis pour vaincre la culture du viol

Sous la ceinture

Il y a quelques jours, j’ai eu la chance d’être invitée à animer, avec une amie, une discussion sur la culture du viol au Cégep Gérald-Godin. À l’initiative de certaines, le cégep avait mis en place une semaine complète d’activités et de conférences contre la culture du viol.

Lors de la préparation de l’animation, je me suis mise à lire encore plus sur le sujet ; constituer un schéma de discussion, de faits, de revendications et d’arguments. En tapant « culture du viol » sur le site leslibraires.ca, seul deux livres traitant de cet enjeu me sont suggérés. L’un d’entre eux était « Sous la ceinture : Unis pour vaincre la culture du viol », sous la direction de Nancy B.-Pilon. J’avais entendu parler de l’ouvrage à l’automne dernier, lors de sa parution, mais je n’avais jamais vraiment pris le temps de m’y attarder. Concours de circonstance, je le trouve dans une librairie de livres usagés, quelques jours plus tard. Je l’achète. Et je le commence, tranquillement, entre les lectures académiques de fin de session.

Acheter ce livre en cliquant sur ce lien

Et je le dévore.

« Sous la ceinture : unis pour vaincre la culture du viol » nous offre 15 courts textes aux formes littéraires diverses, mais traitant tous du même sujet : la culture du viol. La plus grande force de l’ouvrage réside, à mon sens, dans l’initiative lucide de donner voix à différentes personnalités publiques, dans la forme qui leur convient. On passe donc de courtes nouvelles, à textes de réflexion, à courtes pièces de théâtre, à analyses de la situation, à récits de vie et à photographies. Cette diversité nous prouve qu’en ce qui concerne la culture du viol, les manières de l’exprimer, de la réfléchir et d’en discuter sont multiples. Que peu importe la forme que cette réflexion prend, l’important reste d’en discuter. Haut et fort. Sans relâche.

Ils/elles n’ont pas la même manière de concevoir, percevoir ces enjeux. Mais tous/toutes s’entendent pour dire que la culture du viol doit être nommée. Qu’elle existe. Qu’elle est profondément ancrée dans notre société. Et qu’on doit le réaliser. Que ce soit par la magnifique et troublante plume de Marie-Michel Lalonde, par l’honnête et humble mise en perspective de Sophie Bienvenu, par l’échange constructif entre Koriass et Aurélie Lanctôt et, surtout, par les mots vibrants et puissants de Véronique Grenier, ce livre nous transmet à la fois rage, tristesse, force et espoir.

Espoir. Parce que par leurs mots, par leur franchise et leur lucidité, ces auteurs nous permettent d’espérer à une prise de conscience sociale, en le début d’une discussion citoyenne. Et de croire, grâce à cet échange, à un avenir moins sombre.

 

  • Auteur : Collectif sous la direction de Nancy B.-Pilon
  • Nombre de pages : 181 pages
  • Date de parution : octobre 2016
  • Éditeur : Québec Amérique
  • ISBN : 9782764432037

Crédit photo : Mylène De Repentigny-Corbeil

Vous pourriez aussi aimer

Aucun commentaire

Écrire un commentaire