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La snob qui ne lisait pas de romans jeunesse

Klonk

Mea culpa. J’entretenais des préjugés très primaires envers la littérature jeunesse, lectures que je croyais uniquement réservées aux enfants et aux adolescents de moins de quinze ans. Heureusement pour ma petitesse d’esprit, Klonk, roman jeunesse écrit par François Gravel en 1993 et réédité dans une version revampée magnifiquement illustrée par Pierre Pratt, est venu contrecarrer mes jugements basés sur du vent. N’est-ce pas justement le propre des préjugés d’être à peu près toujours des idées propagées par un manque de connaissances? Je me le tiens pour dit!

Klonk, couronné de nombreux prix littéraires, retrace la rencontre du narrateur avec Klonk, garçon de 12 ans qui ne peut profiter des récréations comme les autres enfants de son âge en raison d’un handicap. Marginalisé par les autres garçons de sa classe, Klonk ne se formalise pas de cette mise à l’écart puisqu’il a déjà le meilleur ami qui soit : la littérature. C’est un accident lors d’une joute amicale de hockey qui amènera le narrateur à discuter de livres avec Klonk. Une amitié naîtra donc de la rencontre entre deux jeunes garçons et les histoires habilement racontées par les grands écrivains de ce monde que sont notamment Arthur Conan Doyle et Robert Louis Stevenson.

François Gravel plonge son lecteur dans une histoire simple, mais efficace où l’amitié se tisse par le biais des mots. Le lecteur revisitera incontestablement la naissance de son propre amour de la lecture par l’entremise de ces deux personnages attachants pour qui la lecture devient une nécessité. La nouvelle édition proposée par Québec Amérique est colorée, vive, à l’image de ses personnages et du sujet abordé. À tous ceux qui lèvent le nez sur la littérature jeunesse, je vous souhaite de plonger et de faire, à votre tour, votre mea culpa!

 

  • Auteurs : François Gravel
  • Nombre de pages : 137
  • Date de parution : Février 2018
  • Éditeur : Québec Amérique

 

Crédit photo : Karine Villeneuve

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