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Les délices de Tokyo

Les délices de Tokyo

Écrit tout en douceur, comme un poème, ce court roman est à recommander à ceux qui cherchent le calme. Pas de coup de fusil ou de course poursuite, juste le quotidien de Sentaro, personnage central de cette histoire dénuée de toute violence. Sentaro s’occupe d’un restaurant-comptoir de doriyaki, spécialité japonaise à base de haricots : préparation des mélanges puis cuisson des doriyaki chaque matin, vente des doriyaki toute la journée. Et chaque soir, il boit pour oublier son chagrin, sa vie ratée et sa solitude. Routine inlassablement répétée, sans attention à la qualité des ingrédients, sans passion, avec pour seul objectif celui de faire fonctionner le restaurant en vue du rembourser une vieille dette.

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Jusqu’au jour où il croise madame Yoshii. Madame Yoshii semble s’arrêter pour admirer le cerisier en fleurs qui se trouve près du restaurant, mais en fait, elle cherche du travail. De toute évidence trop âgée pour travailler dans la chaleur d’une cuisine, handicapée par des mains difformes, Sentaro refuse. Mais devant l’insistance de Madame Yoshii et surtout considérant le salaire ridicule qu’elle-même propose d’accepter, il finit par revenir sur sa décision. Et sa vie s’en trouvera changée à tout jamais. C’est, essentiellement, ce qui nous est raconté dans ce roman qui, doucement, nous réconcilie avec l’humanité en cette période où l’intolérance et la méfiance envers les autres sont trop souvent à l’ordre du jour.

Poète japonais, Durian Sukegawa publie avec Les Délices de Tokyo, son premier roman où il conjugue avec doigté, sagesse, espoir et persévérance.

 

  • Titre : Les délices de Tokyo
  • Auteur : Durian Sukegawa
  • ISBN 978 2 226 322883
  • Édition / Année : Albin Michel / Février 2016
  • 239 pages
  • Emprunté à la BAnQ (S9487d / 3 2002 5224 40435) – lu en vacances à la plage

Crédit photo : Françoise Conea

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1 Commentaire

  • Karine Fortin
    Répondre
    Karine Fortin
    29 juin 2017 à 11:20

    Jean-Alain décrit ce livre avec justesse… Il a été pour moi aussi un moment de calme. J’aurais aimé pouvoir rester encore plus longtemps avec les personnages!

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