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Le lancement de Valérie Forgues à la Maison de la littérature

Janvier tous les jours

Valérie Forgues, diplômée en création littéraire et théâtre à l’Université Laval, a tout récemment signé son dernier roman Janvier tous les jours chez les éditions Hamac. Le 3 mars dernier, le lancement de son livre avait lieu à la Maison de la littérature dans le Vieux Québec. Un drôle d’adon puisqu’il s’agit également du lieu de travail de cette auteure. Bref, j’ai eu la chance d’assister à cet événement et bien sûr, de lire son ouvrage qui, je dois l’avouer, m’a laissé couler quelques larmes.

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Anaïs et Janvier sont amis depuis leur tendre enfance. Ensemble, ils parcourent les berges de la rivière Saint-Charles en basse ville de Québec. Noëlla, la tante du petit garçon, prend soin d’Anaïs et l’accueille chez elle comme s’il s’agissait de sa propre fille.

Malheureusement, Janvier est atteint d’une maladie dégénérative grave et n’a qu’une très faible espérance de vie. L’idée de la mort plane dans sa tête depuis si longtemps qu’il s’y est accoutumé. Et c’est ce que croyait Anaïs de son côté, qu’elle serait forte, qu’elle accepterait la mort de son meilleur ami, de son seul amour, en temps et lieu. Or, lorsqu’elle sera confrontée à cette éventualité, sa vie en sera énormément bouleversée.

Janvier tous les jours est un récit sur le deuil, mais pas que. On y explore également les thèmes plus heureux de l’amour et de l’amitié tellement forte qu’elle transcende la vie comme la mort.

Le style fragmenté de ce roman a fait de ma lecture un vrai petit bonbon. Les chapitres très courts et sans titre reflétaient bien l’ambiance du récit : des émotions tellement fortes que l’on en perd nos mots, des crises subites et fugaces qui viennent aussi vite qu’elles nous quittent. On ressent ce qu’Anaïs vit, on ressent sa peine, son désarroi. Elle se cherche, se trouve enfin, puis se perd de plus belle. La plume de l’auteure est aérée, mais d’une beauté juste.

Ayant vécu une grande partie de mon enfance dans le quartier Saint Roch auprès de la rivière Saint-Charles, ce roman m’a particulièrement touchée. Je revisitais mentalement certains endroits où j’avais, pour la première fois, enfourché un vélo et où je me promenais le soir au coucher du soleil.

Une œuvre qui se parcourt en un coup de vent, mais qui laisse une forte impression sur son lecteur. Un livre qui vaut grandement le détour.

  • Auteure: Valérie Forgues
  • Éditeur : Hamac (Septentrion)
  • Date de parution : 27 février 2017
  • Nombre de pages: 154 pages
  • ISBN : 9782894488843

Crédit photo : Megan Deslongchamps

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