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Éditions Kata : nouvelle maison d’édition québécoise

Entrer dans le monde de l’édition ne doit pas être une tâche facile. Imaginez débuter en ces temps de confinement. C’est pourtant ce que vivent les éditions Kata. Tout juste avant le début de cet arrêt forcé, la nouvelle maison d’édition québécoise a publié deux livres jeunesse qui attendent de se trouver sur les rayons des librairies et des bibliothèques, mais surtout entre les mains des lecteurs. 

Comment transformer une banane en vélo de Jerry Dougherty et Ravy Puth 

L’horrible monsieur Landry et sa conjointe pas-si-terrible vivent reclus (mais heureux)). Ils ne participent pas à la vie de quartier et les gens n’osent pas troubler la tranquillité des deux amoureux. Un jour, un enfant cogne à leur porte afin d’avoir une banane. Stupéfait, l’homme remet le fruit à l’enfant afin de retrouver sa quiétude. C’est mal connaître les enfants qui ont souvent une idée derrière la tête.  

Cet album amusant prône de belles valeurs telles que le partage, la pensée écologique et l’esprit de communauté. Jerry Dougherty nous livre une histoire qui fait prendre conscience que même les toutes petites actions peuvent mener à de grandes choses. Soulignons les sublimes illustrations de Ravi Puth qui a eu une attention particulière à dépeindre la diversité qui nous entoure.  

La croqueuse de pierres de Louise Flaherty et Jim Nelson 

Les éditions Kata se sont donné le mandat de traduire la bande dessinée La croqueuse de pierre,  préalablement 
publiée chez Inhabit média. Cette BD raconte une légende innue écrite selon les souvenirs de l’autrice et éditrice  Louise Flaherty.  

Alors que le campement se prépare à l’arrivée imminente de l’hiver, deux jeunes filles, poupons sur le dos, s’éloignent afin d’endormir ces derniers. Ramassant des pierres sur le chemin, elles se retrouvent devant une grotte sombre. Dans cet antre lugubre vit un esprit, la Mangittatuarjuk. Réussiront-elles à échapper à cette croqueuse d’enfants? 

La croqueuse de pierre est le genre de conte que j’aurais aimé entendre à l’oral.  Heureusement, Louise Flaherty a eu l’audace d’écrire le conte comme il lui a été conté, c’est-à-dire avec des détails sanglants. Le lecteur est averti dès les premières pages qu’il s’apprête à lire un genre auquel il n’est pas habitué, tenez-vous-le pour dit.  De plus les illustrations renforcent le sentiment de peur généré par Mangittatuarjuk. Si ces contes ancestraux avaient pour but de divertir et d’éduquer les enfants en les prévenant des dangers qui les entouraient, La croqueuse de pierre est réussie. L’histoire divertit son lecteur tandis que la note de l’autrice, l’épilogue et le glossaire éduquent le lectorat.  

Pour découvrir les deux premiers titres des éditions Kata, rendez-vous sur leur site (https://editionskata.com/) ou très bientôt sur les rayons de votre librairie de quartier. 

Crédit photo : Noémie Philibert-Brunet

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