Société

J’aime Bernard Émond

camarade ferme ton poste

J’aime Bernard Émond

J’aime Bernard Émond dans son intégralité, son entièreté ; j’aime le cinéaste, l’intellectuel, l’écrivain et surtout le grand humaniste qu’il est. J’aimerais un jour oser lui demander d’être mon grand-père d’adoption pour qu’il me varlope de temps à autre afin de me recentrer sur l’essentiel. C’est justement à cet appel à l’essentiel que nous convie Émond dans son dernier essai intitulé Camarade, ferme ton poste. Mais de quoi est composé l’essentiel d’une vie? Quels sont les ingrédients qui nous permettent de nous construire collectivement pour vivre librement?

Bernard Émond s’attable tout d’abord à décrire ce qui nous enchaîne; cette télévision qui nous abrutit, cette course folle au dépassement individuel, à la surconsommation excessive, à tous ces désirs instantanés qui ne permettent pas de nous enraciner et de nous élever. Il invective notre indifférence générale en regard de la dignité humaine et des relations humaines de façon générale. Selon lui, nous courons à notre perte en nous éloignant de ce qui nous rend humains : notre solidarité, notre générosité. C’est un réel appel au sens du commun, à la prévalence de la communauté sur l’individu que nous lance cet humaniste. Il faut ouvrir nos yeux à la beauté, nous responsabiliser, transcender nos besoins individuels, nous détacher de tout ce bruit qui nous empêche de réfléchir et de tendre la main pour enfin reconnaître que « le sentiment d’une histoire commune et de valeurs partagées nous manque » (p.30) Je vous souhaite de tomber, vous aussi, amoureux de Bernard Émond.

  • Auteur : Bernard Émond
  • Nombre de pages : 160
  • Date de parution : janvier 2017
  • Éditeur : Lux Éditeur
  • Provenance du livre : Librairie de Verdun
  • Camarade ferme ton poste.jpeg – crédit photo : Karine Villeneuve

 

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1 Commentaire

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    Claude Lamarche
    30 août 2017 à 9:39

    OH! merci. Curieuse et intéressée (je ne connaissais pas du tout), j’ai sauté sur le clavier et me suis précipité vers la BANQ pour l’emprunter. Il était déjà pris, mais je l’ai trouvé chez Biblio-Outaouais.

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